Andorre

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Andorre, ce petit pays des Pyrénées, sur la frontière franco-espagnole, a longtemps fait figure d’exception. Malgré ses vestiges romans, l’Andorre, havre du libéralisme, tire sa richesse de son commerce.
Cristallisation de beaucoup d’envies, cette richesse attise nombre de jalousies. Mais l’Andorre, c’est aussi l’ivresse des hauts sommets. Un dépaysement qui mérite bien que l’on y consacre quelques jours, avant ou après un séjour en Catalogne.
En Andorre, tout commence par la nature qui, chaque hiver, dépose patiemment son tapis d’« or blanc ». Comment ne pas être saisi par ces immensités vierges battues par les vents ?
Puis l’« or vert » vient à la rescousse. À la fonte des neiges, la petite musique des ruisseaux s’enclenche et annonce le temps des premières fleurs perçant la mousse humide des plaines d’altitude. Quand les montagnes déchirent les nuages, une foule de marcheurs débarque sur les sentiers de randonnée encore tout endoloris par le long hiver.
Figure d’exception, encore, pour son identité. Face à la fière Catalogne, adossée à l’Ariège généreuse et à l’inséparable œil de Toulouse, l’Andorre est marquée par un petit complexe d’infériorité. À la fois charnière, verrou et tampon, elle souffre de sa taille lilliputienne. Taxée d’archaïsme pour ses anciennes institutions et remise en cause pour son régime fiscal, elle occupe une place bien particulière au sein de l’Europe : sûrement le premier État européen du continent, par sa coprésidence binationale.

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